Les conseils de Kim : création d’un logo

C’est toujours utile un conseil, une méthode à laquelle on aurait pas forcément pensé. J’ai décidé de partager avec vous certaines de mes astuces de création.

Voici mes étapes de création d’un logo :

Dresser une liste de besoins du client

Il ne le sait peut-être pas mais le client n’a pas besoin « juste » d’un logo mais bien tout ce qui va avec : carte de visite, bannière web, habillage véhicule, flocage de textiles, flyers… Bref, une charte graphique. Éclairez sa lanterne, ce n’est pas son métier la communication, c’est le nôtre. Il appréciera d’être bien conseillé. Attention cependant à ne pas donner l’impression de forcer une vente 😉. Suggérer, conseiller, guider, mais jamais forcer, tel est mon credo.

Établir un devis

N’hésitez pas à demander au client s’il a réfléchi à un budget. Auquel cas, adaptez la prestation à son budget. Ne tombez pas dans le piège de casser votre tarif journalier, vous devez rester rentable. Je compare souvent la prestation de graphiste à l’achat d’une voiture : si on a pas le budget pour s’acheter une Subaru, on opte pour une Fiat ou une Renault 😉
Un exemple concret : pour Les Rêveuses j’ai proposé 3 devis avec les mêmes produits mais aux prestations différentes : en fonction du devis je passais plus ou moins de temps et proposais une création plus ou moins complexe, Vanessa et Jessica ont pu choisir la prestation qui leur convenait le mieux. Le métier de graphiste est mal connu, les clients ne comprennent pas toujours pourquoi on facture « si cher » pour « un dessin », cette astuce permet de travailler en toute transparence et de renforcer la relation de confiance.

Pensez à toutes les déclinaisons du logo : RVB, CMJN, au trait, monochrome, niveaux de gris, en png, jpeg, pdf, vectorisé…
Le brief

Pas de création sans brief ! Nous sommes graphistes, pas devins. Demandez à votre client ce qu’il veut 😉. Demandez-lui de vous montrer ce qu’il aime, renseignez-vous également sur le style graphique de la concurrence, cela permet de rectifier un tir et d’adapter le style du client à son corps de métier. Et parfois s’inspirer de la concurrence permet de trouver de l’inspiration ou de se démarquer.

Les bavardages

Prenez le temps de quelques bavardages après un brief. Le client va forcément, au fil du bavardage, dire quelque chose qui vous mettra sur une piste pour trouver LA création, LE détail qui va tout changer pour lui. Montrez-vous fin psychologue et sachez lire entre les lignes.

Les recherches

Une fois que le devis est accepté (et que votre client vous a donné un acompte), le travail de recherches peut commencer. Google, Pinterest, Instagram, les magazines, la télé… Peu importe votre moyen : nourrissez-vous, imprégnez-vous de l’univers du client.

Ci-dessous des exemples d'inspirations pour la création du logo des Rêveuses piochés sur Google et Pinterest :

Le too much

Avant d’attaquer un croquis je montre à mon client mes propres recherches pour qu’il voit de quoi je vais m’inspirer, ça permet de vérifier que j’ai bien compris ce qu’il souhaite, et éventuellement rectifier mon angle d’approche.
On a tous eu ce client qui ne sait pas trop, qui hésite, ou alors le trop enthousiaste : « Ah oui le rose j’adore ! Je suis fan du vert, il en faut absolument ! Qu’est-ce que c’est chouette le noir et blanc ! J’aime beaucoup le flat design ! Le style hyperréaliste me rend dingue ! J’adore ! » … Là, j’applique la technique du too much.
Qu’est-ce que c’est la technique du too much ? Parmi une sélection de sources d’inspiration soit j’en propose une particulièrement caricaturale, qui en fait trop dans le style du client, ou alors un style qui n’a strictement rien à voir avec ce que qui lui ira (je ne le fais qu’avec un client qui part dans tous les sens et dont je suis sûre du style). Cette méthode me permet de confirmer ce que je pensais déjà ou d’aiguiller mon client dans ce que j’estime être la bonne direction pour lui.

Les croquis et montez le son ! (en parallèle avec les recherches)

Personnellement, je me mets une playlist, le casque sur les oreilles (sinon mon geek de compagnie deviendrait fou). J’adapte parfois la musique en fonction de la création pour une imprégnation maximale. C’est là que vous vous dites que je suis folle… Mais sachez que les graphistes le sont tous un peu… Certains plus que d’autres 😉.
Ne négligez pas le crayon et le papier, c’est pas parce qu’on est au XXIe siècle qu’on doit tout faire avec un logiciel. Vous serez surpris de votre créativité avec un simple crayon.

Le logo première version

Présentez un travail propre, une ou plusieurs versions, selon ce qui est écrit sur le devis. Ce même devis doit aussi préciser le nombre d’aller-retour client.

Le logo finalisé

Sautez de joie quand le logo est validé et finalisé 😊, mais vous le savez le travail ne s’arrête pas là. Déclinez en niveaux de gris, en monochrome, RVB, CMJN, au trait, fournissez les formats vectorisés, jpeg, png, pdf… Référez-vous au devis. Puis vient le moment de la conception des autres supports de communication.
N’oubliez pas d’ajouter tout ce beau ce travail à votre book !

Conclusion

Ce n’est pas « juste un logo », c’est une identité qui ressemble à quelqu’un ou à une entreprise. C’est toute une charte graphique à laquelle il faut penser. Bien évidemment qu’on adapte parfois, on ne créé pas le logo de la petite association de couture du village comme on créé le logo d’une multinationale, mais les méthodes d’approche sont les mêmes.

Je vous raconterai peut-être un jour la conception de logo le plus what the fuck que j’ai fait 😉

©Kimberley Faulkner - Graphiste 2018